
COP21: PROTECTION DES LITTORAUX
Le rôle des océans dans la lutte contre le réchauffement climatique doit être davantage pris en compte dans les négociations de Paris Climat 2015.
Les océans sont les poumons méconnus de la planète, en effet ils sont les principaux capteurs de CO2 de la planète. L’océan couvre près de 71% de la surface de la planète et génère plus de la moitié de l’oxygène de l’air que nous respirons. D’après la chercheuse Françoise Gail, conseillère scientifique de la Plateforme Océan et climat, il capte 90 % de la chaleur due à l'effet de serre et un quart des émissions de CO2.
Une dégradation de la capacité d'absorption des océans ferait grimper rapidement les niveaux de CO2 , réduisant à néant les efforts des pays pour limiter leurs propres émissions.
l’Appel de l’Océan pour le climat est un appel qui rassemble les propositions de l’économie bleue en amont de la conférence de Paris Climat 2015.
Vous pouvez signer cet appel en cliquant ici
Les littoraux sont des zones sensibles et attractives. L’augmentation et la diversité des usages côtiers et marins est source de tensions, voire de conflits. Le changement climatique a des conséquences sur les littoraux (élévation du niveau de la mer, phénomènes climatiques, perturbation des écosystèmes) contre lesquelles les populations locales sont souvent désarmées. Il s’agit de concilier les enjeux socio-économiques et la préservation de l’Océan.
À l’occasion de la journée mondiale de l’océan, de nombreux représentants de la protection des océans mais aussi du monde de l’entreprise ont signé cette déclaration qui regroupe 18 propositions visant à remettre l’océan et ses littoraux au cœur des négociations de la COP21 :
Les propositions
1) Produire pour les décideurs un état de la science sur les enjeux et les mesures appropriées concernant les océans et les changements climatiques, notamment par le biais d’un Rapport Spécial du GIEC sur l’océan.
2) Considérer l’importance d’écosystèmes sains et fonctionnels face au changement climatique, en accélérant la mise en place d’un réseau cohérent et résilient d’aires marines protégées.
3) Reconnaître le rôle des écosystèmes marins et côtiers en tant que puits naturels de carbone (carbone bleu).
4) Développer les Énergies Marines Renouvelables (éolien, hydrolien, énergies marémotrices et houlomotrices), tout en préservant la biodiversité marine.
5) Accompagner la transition énergétique du transport maritime et développer des solutions technologiques innovantes pour des navires plus sûrs et plus respectueux de l’environnement.
6) Soutenir prioritairement les mesures d’adaptation pour les régions les plus vulnérables, en particulier les zones côtières des pays en développement (PED), les territoires et les petits Etats insulaires.
7) Renforcer le transfert de technologies, vers les pays et les régions océaniques et côtières les plus vulnérables. La coopération internationale doit compter des projets d’adaptation et de préservation des écosystèmes marins.
8) Dédier explicitement une part du Fonds Vert aux projets marins et côtiers (protection des mangroves, zones humides et vulnérables dont la capacité de stockage du CO2 est très importante)
9) Mieux articuler la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements climatiques avec les accords existants relatifs à l’océan, notamment les « Objectifs du Développement Durable (ODD) »