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Retour historique sur les grandes catastrophes

Les marées noires sont des catastrophes écologiques très dangereuses pour l'environnement marin. Une marée noire survient lorsqu’une quantité importante d’hydrocarbures (pétrole brut, fioul, mazout, etc.) déferle sur les côtes. Imaginez votre jolie plage de vacances envahie par du brut noir et gluant, le sable blond prenant une teinte lugubre et les rochers suintant de mazout. C’est le danger auquel s’exposent toutes les côtes proches des routes maritimes.

 

Elles sont le plus souvent causées par des accidents de transports, que ce soit de gros bateaux de croisière ou de supertankers transportant du brut, une faille dans leur coque fera déverser dans la mer tout le pétrole de leurs réservoirs. Il s'agit d'une catastrophe écologique sans précédent avec un impact à court, moyen et long terme, sur la faune et la flore. D’abord, le pétrole affecte toute la chaîne alimentaire d’un milieu marin en faisant disparaître des espèces entières sur une large zone. La fécondité baisse et les anomalies génétiques se multiplient. Les oiseaux quant à eux se retrouvent englués dans le brut et meurent par asphyxie s’ils ne sont pas sauvés rapidement.Lorsqu’une marée noire atteint les marécages, qui sont un milieu plutôt fragile, les dégâts peuvent mettre jusqu’à dix ans pour se résorber. Une véritable catastrophe quand on sait que ces marécages servent de réserve de nourriture et de lieu de reproduction à plusieurs espèces.

 

Voici exemples de plusieurs grandes catastrophes:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conséquences:

 

Les marées noires sont un véritable traumatisme pour les régions touchées. Ces pollutions ont un impact écologique, économique. Elles sont dangereuses pour l'environnement marin, en perturbant fortement la faune et la flore marines, avec :

 

La dégradation du biotope et de l'écosystème via l'asphyxie du milieu, puis la destruction des fonds marins et de l'habitat de nombreux animaux. La faune et la flore des zones côtières terrestres sont également touchées; la perturbation des espèces et l'ensemble des êtres vivants, en particulier les animaux filtreurs qui vont bio-accumuler une fraction des éléments composant le pétrole, ces produits vont contaminer le réseau trophique.

 

On a récemment montré que de jeunes morues franches (Gadus morhua) exposées à de faibles doses de pétrole (brut de mer du Nord) comprenant des alkylphénols et hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l'eau présentaient d'importants changements dans la composition de leur protéines du plasma ; 137 protéines étaient exprimées différemment, selon le niveau d'exposition au pétrole brut et bon nombre des changements survenus apparaissaient après de faibles niveaux d'exposition. L'étude de ces protéines laisse penser que ce pétrole a des effets sur la fibrinolyse, le système immunitaire, la fertilité, la résorption osseuse, le métabolisme des acides gras et l'augmentation du stress oxydatif, avec aussi des troubles de la mobilité cellulaire et une augmentation du taux de protéines associées à l'apoptose. Un des apports de cette étude est que certaines protéines du plasma de cabillaud pourraient devenir des bio marqueurs reflétant les effets potentiels de pétrole brut et le fait qu'un poisson ait été exposé à du pétrole avant d'avoir été pêché. Impact économique. Le paysage des sites touristiques est endommagé. Il y a aussi la contamination des produits de la pêche qui deviennent impropres à la consommation (chômage technique des flottilles de pêche, et des emplois induits à terre).Le nettoyage des rivages est très coûteux. Cela entraîne un impact sanitaire à cause des produits dangereux par inhalation et par contact avec la peau, par dépôt de nombreux déchets sur les zones côtières ainsi que l'anéantissement de la biodiversité marine et aérienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •  14 mars 1910 - septembre 1911 Puits de Lakeview États-Unis (Comté de Kern, Californie), 1 230 000 Tonnes de pétroles déversés 9 020 000 barils déversés

  • 3 mars 1967 Torrey Canyon Royaume-Uni, Iles Scilly, 119 000 Tonnes de pétroles déversés et 860 000 barils déversés

  • 7 décembre 1971 Texaco Denmark Belgique Mer du Nord, 106 300 Tonnes de pétroles déversés et 779 000 barils déversés

  • 12 décembre 1972 Sea Star Iran, Golfe d'Oman, 115 000 Tonnes de pétroles déversés et 843 000 barils déversés

  • 5 décembre 1976 Urquiola Espagne, La Corogne , 101 000 Tonnes de pétroles déversés et 733 000 barils déversés

  • 16 mars 1978 Amoco Cadiz France, Portsall nord-ouest du Finistère 227 000 Tonnes de pétroles déversés et 1 635 000 barils déversés.

  • 3 juin 1979 – 23 mars 1980 Plate-forme Ixtoc IMexique Golfe du Mexique, 470 000 Tonnes de pétroles déversés et 3 333 000 barils déversésBretagne(France), 19 800 Tonnes de pétroles déversés

  • 13 novembre 2002 Prestige large du cap Finisterre(Espagne), 63 000 Tonnes de pétroles déversés

"Un Fukushima Brésilien"

Le 5 novembre 2015, à Mariana, le Brésil fut victime d’une catastrophe écologique. Cet accident est dû à la rupture de deux barrages miniers, qui a libéré des dizaines de millions de mètres cubes de boue polluée dans le fleuve.

 

Cette boue était chargée de métaux lourds toxiques et de produits chimiques et a pu parcourir 650 km en à peine 16 jours et a réussie à atteindre l’Océan Atlantique, provoquant un désastre sur les écosystèmes.

 

Près de 60 millions de litres d’un mélange constitué de terre, de silice, de résidus de fer, d’aluminium et de manganèse (l’équivalent de 24 piscines olympiques, précise le journal Folha de S. Paulo) se sont déversés dans le Rio Doce (la douce rivière), le cinquième plus grand fleuve du Brésil. En quelques jours, des millions de poissons sont morts d’asphyxie et les habitants surnomment désormais ce fleuve le « Rio Morto » (la rivière morte).                   

La boue toxique se déversant sur l’Océan Atlantique.

Les conséquences fluviales et maritimes sont du moins les plus graves, les particules boueuses en suspension dans l’eau, bousculant le passage des rayons du soleil, ainsi que la bonne oxygénation de l’eau, ont provoqué la mort d’une grande partie de la faune et de la flore.

 

Les conséquences sur les nappes phréatiques sont pour l’instant peu connues, mais des contaminations sont à craindre. Des pollutions liées à la décomposition des animaux et des poissons morts commencent à préoccuper les autorités sanitaires.Le responsable des barrages est l’entreprise Samarco a subi une première amende de 61 millions d’euros.

 

Il faudra plusieurs siècles pour reconstituer une terre fertile et que tout puisse repousser.

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